Peintures de sable

Je connaissais depuis longtemps les Mandala tibétains

ces magnifiques dessins de sable voués à la méditation.

Hier j’ai découvert les peintures de sable réalisées par les indiens d’Amérique du nord.

N’oublions pas que les indiens sont originaires de l’est de l’Asie. Leur histoire aurait commencé quelques 40.000 ans avant l’arrivée de Christophe Colomb. Un pont de glace relie alors la Sibérie à l’Alaska. Tout en poursuivant des troupeaux de mammouths, des groupes de chasseurs nomades sont passés sans le savoir de l’Asie en Amérique.

Sandpaintings, peintures sèches, drypaintings……..

Il s’agit de peintures médecines ou iikààh en langue Navajo ce qui pourrait être traduit par

« l’endroit par lequel les dieux viennent et vont »

La peinture de sable navajo est l’un des éléments les plus importants d’une cérémonie de guérison.

La maladie est considérée comme le résultat d’un déséquilibre provoqué par le non-respect de certains interdits, de contacts avec des fantômes, esprits ou autres choses impures et malsaines.

Les cérémonies et les prières sont destinées à invoquer les pouvoirs des divinités, à aider l’esprit de la personne malade afin qu’elle retrouve l’équilibre harmonieux, l’  » hozho « .

La peinture est le vecteur de transmission entre le malade et les Esprits.

Hozho est un mot intraduisible, on peut le résumé par « cheminer en beauté« , il regroupe plusieurs notions, la beauté, l’harmonie, la paix, l’équilibre.

Le mot art n’existe pas en navajo.

L’équilbre et l’ordre sont inscrits dans la nature.

Toute chose vivante se rattache à cet ordre , cet état d’équilibre c’est HOZHO

De nos jours, des peintures traditionnelles et éphémères sont encore pratiquées dans les réserves par des hommes-médecine au cours de cérémonies de guérison.

Les hommes-médecine navajos réalisent deux sortes de peintures de sable, les traditionnelles et les peintures de dimensions artistiques destinées à des usages permanents (fixées sur un support) et commercialisées dans les galeries d’art.

Pour tout savoir sur le sujet :

http://www.barbier-rd.nom.fr/anaikchiinavajo.htm

http://agoras.typepad.fr/regard_eloigne/navajos/index.html

Louise Bourgeois

Louise Bougeois expose à Beaubourg.

C’est un personnage extraordinaire, âgée aujourd’hui de 97 ans, elle a connu tous les artistes qui ont marqué le 2o ème siècle.

Même sur une simple photo cette femme émet une énergie incroyable.

Sculptures, modelages, composition de matériaux divers, mise en scène d’objets, dessin, peinture, sa production est immense et inclassable.

La devise de Louise Bourgeois est éclairante :

L’art comme condition de santé mentale

De fait, l’énergie poignante qu’elle déploie dans son œuvre étrange est à la mesure de la profondeur de ses angoisses existentielles.

« Tous les jours, on doit renoncer à son passé. Si on n’arrive pas à l’accepter, on devient sculpteur », dit-elle.

Cette phrase a retenue mon attention: tous les jours on doit renoncer à son passé, pour c’est moi si évident .


j’ai tout de suite été attiré par l’univers de cette femme.

« Maman », accueille le visiteur dans le hall du Centre Pompidou.


Cette immensse araignée est curieusement sympathique et protectrice, j’ai adorée « Maman » et son double dans le jardin des Tuileries .

Mais il y a aussi celle-ci :

Sous une immense araignée, une cellule grillagée poussiéreuse où sont attachés des souvenir de sa mère.

Là nous entrons dans l’univers de Louise Bourgeois où se mêle l’angoisse, la force…….et l’humour.

Ces sculptures en bronze m’ont séduite .


vous devinez aisément pourquoi

sans parler de celui ci : enfant.

ou encore mieux celui là masque en aluminim et tapisserie.

Sa production artistique est sa thérapie, au lieu de mettre ses maux en mots elle les mets en «objets » c’est laid, destructeur, magnifique, et bourré d’énergie comme la vie.

Sans lire sa biographie on peut rejouer le film de sa vie à travers ses œuvres. Mais la vue de cette concrétisation de son mal être est comme une intrusion au plus profond de son intimité et

………………………… c’est dérangeant, cela ne peut laisser indifférent, et au final c’est génial.

Mais reste la question à 96 ans a-t-elle enfin trouvé l’accord intérieur.

Mon propos n’était pas de jouer les critiques d’art, il y a dans la presse et sur le web assez de professionnels pour s’en charger.
Je voulais tout simplement vous donner l’envie de faire connaissance avec cette artiste attachante. J’espère avoir réussi.

un petit clin d’oeil à ma fille :une fois encore je ne parle que de ce que j’ai aimé, les oeuvres tristes, amères ou provocantes ,je laisse à chacun le soin de les découvrir et de les apprécier selon sa sensiblité.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Louise_Bourgeois

http://www.art-en-jeu.ch/dossiers/louisebourgeois.html

http://www.humanite.fr/Louise-Bourgeois-un-cas-particulier-de-l-histoire-de-l-art

L’art moderne et moi

Je n’aime pas l’art moderne, ainsi en ai-je décidé depuis de nombreuses années.

Je ne vais pas voir d’exposition, je ne cherche pas à comprendre, il n’y a rien à comprendre.

J’ai visité le Musée Picasso de Barcelone, cela faisait partie des « incontournables » mais je n’ai pas changé d’avis.

Basique, je n’apprécie les que les œuvr
es d’art qui restent figuratives

Par exemple j’aime les hyperréalistes

Daniel Authouart

Fondation Andy Warhol à Pittsburgh

L été dernier, au cours d’un voyage aux etats Unis, j ai eu la chance de visiter cette fondation.
située à Pittsburgh, Pennsylvanie.

Mais la suite de ce voyage me reservait bien d’autres surprises ,toutes passionantes, fascinantes, stupéfiantes, je manque de qualificatif….

Monument Valley

Taos

El Paso

Mesa Verde

Au retour, j’ai débuté ce cours à l’école du Louvre en lien avec le passé des tribus Navajo, Hopis, Zunis, Zia et Pueblos que nous avions cotoyées.

Pour élargir mes connaissances, j’ai décidé de suivre une série de 10 conférences au Musée Branly portant sur les collections, Afrique, Océanie, Asie, et Amériques

Là j’ai appris à regarder, à voir au-delà de l’objet lui-même, ce qu’il symbolise, qu’elle sa fonction, dans les Arts Premiers l’œuvre a toujours une fonction, religieuse, rituele, familiale etc.….

Une statue africaine exprime le pouvoir du roi, une autre honore un ancêtre, les To’o tahitiens attendent d’être habité par un Dieu, les pirogues de la Nouvelle Irlande emmènent les morts vers leurs demeures

Reine du Benin

La beauté de ces objets ne repond pas à nos critères occidentaux, ils ont une fonction dans le quotidien des peuples qui les ont crées, l’esthétique est partie intégrante du rôle utilitaire de l’objet, il est beau car chargé de sens.

To’o

J’ai appris aussi que les surréalistes se sont intéressés aux Arts Premiers.

André Breton nous a légué une belle collection d’objets .

Antonin Arthaud a écrits sur les indiens Tarahumaras chez qui il recherchait « l’antique culture solaire », hélas il y a surtout trouvé le Peyotl .

Alors j’ai compris que le moment était venu d’ôter mes œillères (il faut dire que je suis Cheval dans l’horoscope chinois) et de regarder cette forme d’art dont le sens m’échappait depuis toujours.

J’ai pris la décision d’aller passer une demi-journée à Beaubourg, temple mondialement connu de l’art moderne.

Ce que j’y ai trouvé, je vous en parlerai bientôt …….

Patience

La statuaire Dogon

La falaise de Bandiagara


Elle mesure 200km de long avec une altitude moyenne de 600m.

Sur les flancs de la falaise vivaient en troglodytes les
Telle
m,

une ethnie de chasseurs-cueilleurs qui disparut suite à l’arrivée des Dogons.

Chez les Dogons l’art se réfère

au culte des ancêtres.


Certains arbres sont presque des divinités, on doit leur dédier un sacrifice avant de les tailler.

Les sculpteurs doivent recevoir une initiation particulière : les arbres possèdent une puissance, chaque essence est différente et sera utilisé dans des circonstances différentes.

On a dit que le forgeron était celui qui exécutait les sculptures.

Investi d’un rôle important au sein de la société Dogon

il est aussi responsable de la circoncision

et du processus d’initiation des garçons.

On sait maintenant que les forgerons ne sont pas seuls à sculpter des statuettes.

« Les statues sont le réceptacle de la partie la plus importante de l’individu son Nyama .

Le Nyama est la force vitale qui se forme chez tous les hommes

dés leur conception dans le ventre de leur mère

et qui ne disparait pas avec la mort physique

mais reste présent dans l’univers. »

« L’homme est donc chargé de conserver, d’améliorer ce potentiel en prolongeant la lignée humaine dont il est seulement un maillon. »

Extrait : Statuaire Dogon

Hélène Leloup

Edition Amez 1994

Mes vendredi parisiens


Chaque vendredi je vais à Paris, c’est ma bouffée d’oxygène de la semaine, ma pause culturelle.


Je suis un cours à l’école du Louvre « Arts et techniques des Amériques »

Je me suis inscrite à un cycle de visites commentées au Musée du quai Branly.

Je visite des expositions d’art ……..

Je vais aussi voir des films dans les salles d’art et d’essai.

Récemment j’ai aimé « Zabriskie Point » de Michelangelo Antonioni, je n’avais jamais vu ce film, à sa sortie j’étais trop jeune pour la censure des années 70.

Au cours de mes promenades

j’ai découvert un charmant cinéma
« La Pagode » dans le 7ème.

Une vraie Pagode en plein Paris, Rue de Babylone, avec un petit jardin oriental.
Ce bâtiment hors normes a été construit en 1895, sur les ordres d’un ancien directeur du Bon
Marché, désireux d’en faire cadeau à sa femme.

Depuis ses débuts, ce cinéma est connu pour sa programmation de qualité classée « art et essai ». Chaque semaine, ce sont deux films qui sont à l’affiche, et qui ont la particularité d’être toujours programmés en version originale.

Là j’ai vu « into the wild »
de Sean Penn
inoubliable voyage
au bout du monde
hélas au bout de la vie.
Parfois je fais du shopping, ou je vais voir des films moins sérieux, hier j’étais chez les Ch’ti,un film franchouillard à souhait, drôle, sympa sans une once de violence ou de méchanceté.
Cela fait du bien, parfois.
C’est un petit chef d’oeuvre du genre, un plaidoyer contre la bêtise, les clichés, les œillères, les préjugés.
C‘est drole, c’est sain, c’est rassurant.